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La Financière d'Orion

4 SCÉNARIOS POUR LE MONDE APRÈS LA PANDÉMIE

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Il existe différentes voies que le monde pourrait emprunter, après la crise sanitaire de la Covid-19. Notre étude présente aux investisseurs quatre scénarios qui ont une forte probabilité de se concrétiser au cours des cinq à dix prochaines années.

Avec cette pandémie, le monde traverse sa pire épreuve depuis plus de 80 ans. Pouvoirs publics, entreprises, mais aussi populations et familles, tous doivent faire face à de douloureux dilemmes. Et les bouleversements occasionnés sont tels qu’un retour à la vie d’avant semble inconcevable.

S’il y a quelque chose à retenir de l’histoire des pandémies, c’est que les crises de santé publique sont profondément déstabilisantes. Les retombées économiques, sociales et géopolitiques ont en effet tendance à être durables et à s’étendre sur plusieurs années, quand ce n'est pas sur plusieurs décennies.

Au vu de ce constat, les investisseurs doivent s’attendre à ce que les autorités revoient leurs priorités, à ce que les entreprises adoptent de nouveaux modèles d’affaires, et à ce que les citoyens-consommateurs réévaluent leurs besoins.

Le bouleversement est incontestable. Mais différentes trajectoires s’offrent au monde. Pictet Asset Management a mené une étude, en partenariat avec le Copenhagen Institute for Futures Studies, pour mieux appréhender l’évolution possible du paysage d’investissement d’ici cinq à dix ans. Quatre scénarios apparaissent plausibles dans le sillage de la pandémie, en fonction des choix qui seront faits.

Ces situations ont été conçues de manière matricielle, technique très courante dans le domaine de la prospective. Nous avons identifié les deux facteurs (les variables) qui auront, à notre sens, l’impact le plus marqué sur l’environnement économique, géopolitique et social après le passage du coronavirus.

Le premier concerne les valeurs chères aux citoyens et aux consommateurs, ce sont les principes qui guident leurs décisions. Le second est la gouvernance, c’est-à-dire la nature des relations entre les pays et l’influence des institutions internationales.

Chaque variable est assortie de deux extrêmes clairement définis: par exemple, du bien-être de la société à l’individualisme et à l’instinct de conservation pour les valeurs sociales, ou du multilatéralisme total à l’unilatéralisme pour les relations entre les paysEn combinant ces variables et leurs extrêmes de différentes manières, nous avons identifié quatre scénarios (voir figure 1).

 
 
 
Chacun est caractérisé par un paysage économique, social et géopolitique distinct, et a des conséquences spécifiques pour les investisseurs: les secteurs et les entreprises qui prospèrent dans certains environnements peuvent lutter pour leur survie dans d’autres.
 

Dans le scénario A, Act local, think global (Action locale, vision globale), les citoyens émergent de la crise sanitaire avec une nouvelle vocation morale, convaincus désormais que seules des mesures collectives peuvent contribuer à réduire les inégalités et à inverser le processus de dégradation de l’environnement. Les instances gouvernementales cherchent à protéger le marché intérieur avec des mesures favorisant les secteurs d’activité et la propriété intellectuelle du pays. Dans ce scénario, la productivité mondiale et les échanges commerciaux sont mis à mal, car le protectionnisme freine la coopération internationale. En parallèle, le «localisme» se développe et porte les secteurs capables d’adapter leurs produits et services à l’évolution des besoins des consommateurs.

Dans le scénario B, All together now (Coopération et entraide), le monde se remet des ravages de la pandémie grâce à une solidarité renouvelée. Les gouvernements et les citoyens du monde entier partagent une vision commune d’une économie plus inclusive et plus durable, et travaillent main dans la main pour y parvenir. Le monde passe d’un modèle en grande partie unipolaire, sous l’autorité des Etats-Unis, à un fonctionnement multipolaire où les Etats-nations et les organisations internationales collaborent plus étroitement pour faire face au changement climatique et venir à bout des problèmes chroniques de la société. Dans ce scénario, les technologies environnementales et les énergies renouvelables attirent de plus en plus d’investissements, tandis que les gouvernements légifèrent pour protéger les populations vulnérables et accorder plus de droits aux travailleurs. Certaines mesures ne sont toutefois pas sans contrepartie: les taux de croissance économique chutent en deçà de leur tendance à long terme, car le durcissement des réglementations et l’augmentation des taux d’imposition des entreprises viennent entraver l’innovation et la concurrence.

Dans le scénario C, Not my problem (Désengagement), la pandémie a alerté les dirigeants politiques sur des problèmes profondément ancrés et depuis longtemps négligés. Un large consensus existe parmi les grandes puissances économiques: les inégalités, la mobilité sociale limitée et les dommages causés à l’environnement sont des menaces mondiales qui nécessitent des solutions mondiales. Mais cet avis se heurte à celui des populations: la pandémie a brisé de vastes pans de la société. Les citoyens se replient sur eux-mêmes pour assurer leur subsistance et leur sécurité financière, loin du discours politique et de la vie en communauté. Face à l’intransigeance d’une grande partie de la population, les gouvernements peinent à opérer une véritable transition vers une économie où chacun a sa place.

Dans le scénario D, Going it alone (Individualisme), l’optimisme est moindre dans le monde d’après. Les citoyens ont perdu confiance dans la capacité des gouvernements à résoudre les problèmes mis au jour par le virus. Ils sont défaitistes concernant leur avenir et se désengagent du processus politique. Les considérations d’ordre éthique et environnemental, mais aussi l’idée d’un «sacrifice commun» n’ont plus de valeur. Egalement meurtris par la Covid-19, les Etats-nations se replient sur eux-mêmes pour tenter de sauvegarder leurs ressources naturelles, leurs secteurs d’activité et leurs travailleurs. La coopération internationale étant limitée, la résolution des problèmes d’envergure mondiale comme la dégradation de l’environnement et les inégalités sociales avance peu, quand elle ne stagne pas.

Les nombreuses mesures protectionnistes nationales érodent nettement le potentiel de croissance à long terme de l’économie mondiale. Le démantèlement des chaînes logistiques internationales, les restrictions à l’immigration et la sanctuarisation des secteurs stratégiques contribuent à augmenter les coûts de production des entreprises, ce qui renforce le risque de stagflation. A mesure que le commerce international recule, les nations – pour la plupart émergentes – tributaires des exportations souffrent de manière inégale et voient leur taux de chômage augmenter.

Remarque importante: les scénarios énoncés ci-dessus ne sont pas des prévisions, ils ont donc tous autant de chances de se produire, ou pas. Ils sont en revanche proposés pour servir de point de départ dans la planification à long terme du patrimoine et déterminer l’allocation d’actifs stratégique correspondante. Autrement dit, notre objectif est que les investisseurs (se) posent les bonnes questions.

Source : Pictet Asset Management

ÉPARGNE, RETRAITE, FISCALITÉ : ON FAIT LE POINT POUR 2021

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L’année 2021 commence tout juste, nous faisons le point sur ce qui va changer ou non cette année.

  • Épargne :

Les taux de rémunération du livret A et du LDDS resteront à 0.5%, même chose pour le LEP, à 1%. Une faible rémunération qui n’a pas empêché les Français de continuer à y placer massivement leurs économies. La collecte nette sur le livret A a atteint 27 milliards d’euros sur les 11 premiers mois de 2020, contre 14 milliards recensés durant la même période en 2019. Aucune évolution n’est attendue pour l’épargne réglementée en 2021. Le taux du livret A restera à 0.50% net. Petite nouveauté pour le LEP, les détenteurs n’auront plus à envoyer à leur banque le justificatif de ressources à la fin de chaque année. Cette vérification se fera directement entre les banques et la Direction Générale des Finances Publiques.

  • Retraite :

Cette année, tous les retraités verront leur pension augmenter de 0.4%. La retraite complémentaire, quant à elle, restera inchangée jusqu’au 1er novembre 2021, au moins. Le casse-tête de la demande de retraite en ligne, ainsi que celui de la demande de la pension de réversion sera simplifié cette année. En effet, le site de la demande de retraite est mis à jour pour faciliter les demandes en ligne. Il en est de même pour le service en ligne de la pension de réversion, il ne sera plus nécessaire de transmettre son niveau de ressources.

  • Fiscalité :

La loi de finances 2021 est assez restreinte, elle apporte tout de même quelques réductions d’impôts. Tout d’abord sur le barème de l’impôt sur le revenu. En effet, le taux de la deuxième tranche diminue et passe de 14 à 11% ; les limites des tranches sont réévaluées et augmentent de 0.2%.

 

La réduction d’impôts Madelin ou IR-PME initialement instaurée jusqu’à fin 2020, est prolongée pour cette année. Vous pourrez donc encore investir dans les fonds comme les FIP, les FCPI ou en direct dans les PME pour obtenir une réduction correspondant à 18% de votre investissement. La durée de cette prolongation reste encore à définir.

La réduction FIP-FCPI de 25% prolongée

Cette réduction dite « Madelin » ou « IR-PME » a été portée à 25% du 10 août au 31 décembre 2020. Bonne nouvelle, il sera possible d’en profiter encore tout au long de 2021. Un décret doit venir préciser la date de début et de fin de cette prolongation, à condition que cette mesure soit bien confirmée puisqu’elle nécessite une validation de la Commission européenne concernant l’éligibilité des sociétés concernées.

Une autre réduction d’impôts est prolongée, jusqu’au 31 décembre 2023 cette fois-ci, celle de SOFICA. Cet investissement vous permet de bénéficier d’une réduction de « 30 à 48% si la société consacre au moins 10% de ses investissements à la réalisation de séries ou à l’exportation des œuvres françaises à l’étranger ».

La réduction ou crédit d’impôts pour un investissement ou travaux forestiers est prolongée jusqu’à fin 2022.

Le dispositif Pinel est prolongé jusqu’en 2024, avec, cependant, une modification apportée. L’avantage fiscal ne sera accordé qu’aux bâtiments d’habitation collectifs, et non plus aux logements individuels, pour les investissements réalisés à partir du 1er janvier 2021. À noter que les taux de réduction d’impôt seront diminués en 2023 et en 2024.

Enfin, cette année, vous pourrez bénéficier d’une réduction d’impôts plus élevée en investissant dans la presse. Elle est passée d’un montant limite de 3 000€, pour une personne seule et 10 000€ pour un couple ; à 10 000€ pour une personne seule et 20 000€ pour un couple. De plus, un crédit d’impôts de 30% peut être accordé pour toute première souscription à un abonnement de 12 mois minimum à une publication ; d’information politique ou générale ; au maximum trimestrielle ou à un service de presse en ligne.

 

2020 RESTERA UNE ANNÉE EXCEPTIONNELLE EN TOUS POINTS

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L’année 2020 fut marquée par un arrêt sans précédent de l’activité économique, une fusion de la politique monétaire et de la politique budgétaire, ainsi que par l’élection d’un nouveau président aux États-Unis. 2021 sera caractérisée par un début de retour à la normale, mais aussi par une accélération vers le monde post-pandémie.

Après un effondrement éclair (pire que celui de 2008) en février-mars, les marchés actions rebondissent vivement. Après l’espoir d’une reprise en V ou en W, l’hypothèse qui se dessine en réalité est une reprise en K. Dans ce type de reprise, certains secteurs s’envolent (la branche haute du K) à l’image des technologies. On trouve Amazon, Microsoft et Apple suivis de Tesla en tête des entreprises dont la capitalisation boursière augmente le plus au premier semestre 2020. D’autres secteurs s’effondrent (la branche basse du K) irrémédiablement à l’image du secteur aérien, de l’automobile et du tourisme durablement frappés par la crise sanitaire.

Pour sauver les économies face à cette crise, les banques centrales et les pays n’hésitent pas à agir de concert via des plans de relance à la fois nombreux et soutenus.

En France, la reprise s’effectue sur la durée en accusant quelques secousses. Nous relèverons cependant la très forte reprise début novembre (+ 1 000 pts) suite aux annonces prometteuses de vaccins contre la Covid-19. A la suite de quoi, une forte rotation des segments défensifs vers les segments plus cycliques du marché s’opère. Le mouvement se poursuit avec les présidentielles Américaines ainsi que l’annonce de différents laboratoires et qui plus est, n’entraine pas de réduction du niveau de risque des investisseurs, observant même un retour des flux acheteurs sur les actions.

Actuellement, le CAC 40 se trouve limité par un plafond de verre, ce dernier n’arrivant pas à atteindre les 5 600 points. Cette stagnation s’explique notamment par la reprise épidémique et les différentes mesures sanitaires mises en place par les gouvernements européens afin de limiter la propagation du virus.

 
 

Dans un tel contexte, il convient également de s’arrêter quelque peu sur les performances des fonds socialement responsables. De fait, cette année permet de démontrer la résilience de ces fonds au cours de la crise et leur capacité de rebond et d’adaptation face à la conjoncture.

Après une période de 12 mois sans précédent, nous entrons en 2021 avec un peu de lumière au bout du tunnel. L'arrivée des vaccins signifiera, espérons-le, une réouverture rapide des économies et une éventuelle reprise cyclique généralisée des actifs risqués. Mais il semble peu probable que le rebond économique se produise avant le second semestre de l'année. Dans l'ensemble, la fin de la pandémie et le soutien politique continu contribueront à un avenir meilleur.

2020, UNE ANNÉE EXCEPTIONNELLE POUR L'ÉPARGNE EN FRANCE

Epargne

L’année 2020 est, et restera une année extraordinaire pour les épargnants ! Du fait de l’accumulation de la crise sanitaire et de la crise économique, l’épargne des Français a atteint un niveau record. Sur les neuf premiers mois de l’année, les Français ont épargné 90 milliards d’euros de plus que l’année dernière ; soit 4% du PIB

Les experts interrogés par l’AFP s’unissent dans un sens, l’épargne 2020 représente du « jamais vu ». En 2019, le taux de l’épargne française était de 15% (143 milliards d’euros), il est passé à 26,7% au deuxième trimestre 2020.

Ceci s’expliquerait par une difficulté à dépenser, lors du premier confinement et par la crainte du chômage, entraînant les Français à se constituer une épargne de « précaution ».

Alors où est allée l’épargne des Français ?

L’épargne liquide tire son épingle du jeu. Le livret A enregistré une collecte d’environ 25 milliards d’euros entre janvier et fin octobre, soit le double de 2019, sur la même période.

L’épargne financière a fortement progressé. Moins aimés par les Français ces dernières années, les achats de titres ont bondi entre mars et septembre 2020. Ils sont passés de 1,4 milliard d’euros, en moyenne, ces deux dernières années, à 15,6 milliards d’euros en 2020. Les marchés financiers s’étant effondrés, de nombreux Français ont vu les opportunités d’investissements.

L’assurance-vie, quant à elle, n’a pas attiré les Français. Entre janvier et fin octobre 2020, elle enregistre une décollecte de 7,3 milliards d’euros. Ceci peut s’expliquer par son côté « placement à long terme », qui ne correspond pas à la période que l’on vit.

Toutefois, ces chiffres sont à relativiser, tous les Français n’ont pas épargné de la même manière, de fortes disparités restent présentes.

La Banque de France montre que seulement « un Français sur quatre a pu mettre plus d’argent de côté que d’habitude ». Certains ménages n’ont pas du tout pu épargner.

Comment utiliser cette épargne ?

Le gouvernement incite les ménages à consommer pour relancer l’économie, mais avec la crise sanitaire toujours présente, les Français préfèrent jouer la sécurité. D’après l’INSEE, les ménages estiment qu’il est plus sensé d’épargner que de faire des achats importants.

Le gouvernement exhorte les Français à orienter une partie de cette épargne pour relancer l'investissement avec par exemple des placements financiers labélisés Relance. Ce nouveau label « Relance » créé par le ministère de l’Économie permet aux épargnants d’identifier les organismes de placement collectifs (OPC) apportant une réponse aux besoins de financement des entreprises françaises, cotés ou non, et ainsi de mobiliser l’épargne pour la relance.

Ce label « Relance » vient reconnaître les fonds qui s’engagent à mobiliser rapidement des ressources nouvelles pour soutenir les fonds propres et quasi-fonds propres des entreprises françaises (PME et ETI) côtés ou non. Les fonds labélisés doivent en outre respecter un ensemble de critères environnementaux, sociaux et de bonne gouvernance (ESG), incluant notamment l’interdiction du financement d’activités charbonnées et le suivi d’une note ou d’un indicateur ESG.

 

UNE RENTRÉE 2020 MARQUÉE PAR L'INCERTITUDE DES MARCHÉS

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Sur les deux dernières semaines, un regain d’aversion au risque a pesé sur la performance des indices actions notamment à cause des mouvements balanciers observables sur les places financières européennes. Après avoir rebondi légèrement sur le 2nd trimestre, le CAC 40 affiche une performance de 0.42% depuis le 1er juillet. Nous avons le sentiment d'avancer dans un brouillard épais qui pourrait aussi bien se dissiper rapidement que rester en place pendant un certain temps, obligeant une navigation à vue pour les gérants financiers.

Les marchés financiers restent très volatiles en lien avec les craintes d’une deuxième vague et de possibles reconfinements. Ceux-ci restent toutefois très localisés, signe d’une épidémie à ce jour plutôt maîtrisée. Cependant, les autorités publiques continuent de maintenir un soutien budgétaire et monétaire très important. Heureusement donc, dans ce cadre, quelques classes d’actifs et/ou thématiques se dégagent, offrant une belle visibilité, des perspectives intéressantes et des performances actuelles ou futures attrayantes.
 

• Zone Euro

La production industrielle continue de se redresser et on observe une croissance plus forte que prévue en Italie et en Espagne.

Le dernier tour de négociations sur le Brexit a démarré avec, semble-t-il, une réelle volonté d’aboutir à un accord commercial d’ici fin octobre.

• Marché américain

L’emploi et la consommation sont à la hausse, la FED reste engagée à utiliser tous ses instruments (maintien des taux bas) pour soutenir l'économie.
 

La volatilité sur les marchés est et restera élevée jusqu’à la fin d’année, date des résultats des élections américaines. 3 scénarios sont ainsi envisageables :

  • Victoire de D. Trump : favorable pour la Bourse
  • Victoire de J. Biden : favorable à certains secteurs de la Bourse, moins favorables aux entreprises, mais plus propice à un apaisement des tensions, notamment commerciales avec la Chine.
  • Recomptage des voix : scénario d’incertitude qui conduit aujourd’hui les investisseurs à anticiper une baisse des marchés sur la période post élections.
 

Point d’information Covid-19, des éléments rassurants

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, il y a près de 300 candidats au vaccin dans le monde. Il existe actuellement trois candidats-vaccins en avance sur les autres. Dans l'ordre, Pfizer / BioNTech, dont les résultats de phase III sont attendus ce mois-ci. Moderna, qui devrait communiquer en novembre ou en décembre et AstraZeneca dont les données sont prévues en fin d'année.

Les valeurs technologiques sont-elles excessivement valorisées ?

La capitalisation boursière des valeurs américaines de technologie a dépassé, en septembre, le poids des Bourses européennes : plus de 9.000 milliards de dollars. Un fait historique !

Les cinq principales valeurs, Apple (2.000 milliards), Amazon (1.580 milliards), Microsoft (1.580 milliards), Alphabet (1.050 milliards) et Facebook (780 milliards), affichent une hausse moyenne de plus de 40% depuis le début de l'année et représentent désormais près d'un quart du S&P 500.

Les géants de l'Internet ont ainsi profité de la pandémie pour étendre leur empire tandis que les sociétés de l'économie physique elles, peinent à se redresser en lien avec les ventes qui ont lourdement chuté (transport, hôtellerie, restauration, aéronautique, automobile…)

Sur le plan micro-économique, la poursuite des publications semestrielles a mis en lumière une nouvelle vague de surprises positives. L’inflexion de tendance entrevue en juin s’est confirmée pendant l’été et l’important travail réalisé sur les coûts pourrait engendrer un levier opérationnel très significatif au cours des prochains semestres. Nous restons convaincus que l’entrée dans un nouveau cycle de croissance, combinée à des anticipations de taux d’intérêt qui devraient rester bas et à l’accélération de la croissance des sociétés en portefeuille apportent un environnement potentiellement favorable à la création de valeur.

 

STYLE DE GESTION GROWTH/VALUE : DEUX APPROCHES TRÈS DIFFÉRENTES

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Les gérants de fonds adoptent des processus de sélection de titres très différents selon leur vision des marchés financiers. Certaines de ces gestions se sont montrées plus efficaces que d’autres selon les orientations des marchés financiers.

L’approche Growth, s’intéresse avant toute chose au bénéfice par action, plutôt qu’au potentiel de croissance de leurs cours. Sont ciblées principalement les sociétés qui présentent un potentiel élevé de croissance d’activité. Généralement ces structures ont un PER (Price Earning Ratio) élevé, souvent supérieur à ces concurrents. Ce style de gestion est davantage approprié en période de hausse sur le long terme des places boursières.

L’approche Value, consiste à sélectionner des valeurs décotées, offrant un prix inférieur à leur évaluation intrinsèque dans le but de profiter d’une revalorisation de celles-ci et d’une plus-value. Cette gestion se base sur le principe que les marchés boursiers ne sont pas correctement valorisés. Les gérants comparent alors le cours de Bourse d’une société à sa valeur intrinsèque. Les sociétés sélectionnées pour ce style de gestion présentent un PER généralement très inférieur à ses concurrents, elles sont sous-évaluées. Au moment où les sociétés auront une valeur intrinsèque équivalente au cours Boursier, le titre sortira du portefeuille. La gestion « Value » trouve davantage son intérêt dans des phases de marchés baissiers.

Les deux approches, Growth et Value, sont fondamentalement opposées et, ont toutes deux un processus d’analyse particulier. Historiquement, les valeurs de croissance surperforment nettement l’approche Value en Europe. Ces performances se justifient par la baisse continue des taux d’intérêt. Cependant, un retournement de tendance est attendu sur les marchés financiers et la crise du Covid-19 semble confirmer ces hypothèses.

Toutefois, il ne faut pas placer tous ses œufs dans le même panier et chacune des deux approches trouve son intérêt lors de l’allocation de votre portefeuille. Combiner ces deux styles de gestion permet de tirer profit des différentes configurations de marché.

Votre conseiller est à votre disposition pour échanger sur le sujet et vous présenter les solutions d’investissement correspondantes à votre profil.

 

LE FONDS RÉGIONAL BREIZH MA BRO, CO-CRÉÉ PAR ARKÉA CAPITAL ET LA FINANCIÈRE D'ORION, REÇOIT LE LABEL RELANCE

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Le fonds Breizh Ma Bro, dédié au développement, au soutien et à la relance de l’économie en Bretagne et Loire-Atlantique vient d’obtenir le Label Relance. Breizh Ma Bro figure parmi les 10 premiers fonds à être labellisés par le gouvernement dans le cadre du plan de relance de l’économie française. Le fonds régional Breizh Ma Bro est en cours d’agrément et sera disponible d’ici le début d’année 2021. Il a été co-créé par Arkéa Capital, filiale du groupe Arkéa dédiée au capital investissement, qui en assurera la gestion, et la Financière d’Orion, plateforme de conseil en gestion de patrimoine, qui aura en charge la distribution. 

Si la crise sanitaire liée au coronavirus a affecté lourdement le bilan des entreprises françaises, elle a aussi contribué à l’augmentation de l’épargne des ménages les plus aisés. Pour restaurer durablement la solidité financière des entreprises françaises et leur capacité à investir, il est essentiel d’augmenter le volume de leurs financements en fonds propres et quasi-fonds propres, en s’appuyant sur l’économie des ménages. 

Pour répondre à cette problématique, Arkéa Capital et La Financière d’Orion ont créé le FCPR (Fonds Commun de Placement à Risque) Breizh Ma Bro. Signifiant “La Bretagne, mon pays” en Breton, Breizh Ma Bro, vise à soutenir les PME et ETI régionales, à favoriser le maintien des centres de décision en région et encourager la création d’emploi, à travers un investissement minoritaire en fonds propres et quasi-fonds propres, aux côtés du ou des dirigeants. Le FCPR Breizh Ma Bro intervient sur le territoire breton ainsi qu’en Loire-Atlantique. Destiné à une clientèle de particuliers et disponible en compte-titres, en Assurance-Vie et à travers le dispositif PEA-PME, il est en cours d’agrément et sera proposé d’ici le début d’année 2021 par La Financière d’Orion, plateforme de conseil en gestion de patrimoine, qui figure parmi les leaders nationaux de son secteur. Arkéa Capital en assurera la gestion. 

Breizh Ma Bro figure parmi les 10 premiers fonds à être labellisés par le gouvernement dans le cadre du plan de relance de l’économie française. Pour obtenir le label Relance, il convient d’investir en fonds propres ou quasi-fonds propres dans les PME et ETI françaises. Un cahier des charges environnemental, social et de bonne gouvernance guide la politique d’investissement et d’engagement entrepreneurial des fonds labellisés. Ces derniers doivent communiquer un reporting semestriel, attestant de leur respect de la Charte et valorisant la contribution de l’épargne financière au dynamisme de l’économie et des territoires. 

Le fonds Breizh Ma Bro a reçu le Label Relance en tant que fonds d’investissement responsable, mobilisé pour répondre aux besoins de financement en fonds propres des PME et ETI françaises.

Cette labellisation récompense l’ensemble des actions entreprises par Arkéa Capital, en faveur du développement durable des territoires. Depuis sa création en 1982, Arkéa Capital, acteur incontournable du capital investissement français, mène une politique d’investissement axée sur l’accompagnement des acteurs du développement économique territorial, à travers des prises de participations minoritaires et durables, aux moments clés de la vie des entreprises : innovation, développement et transmission.

Marc Brière, Président du Directoire d’Arkéa Capital précise : « Nous gérons une large gamme de véhicules d’investissement qui totalise à ce jour plus d’un milliard d’euros d’encours sous gestion et qui nous a permis d’accompagner en fonds propres ou quasi fonds propres plus de 500 entreprises françaises. Dans ce contexte de crise, nous avons un rôle majeur à jouer et sommes très heureux de proposer aux français un produit leur permettant de contribuer au développement des PME et ETI de notre territoire».

Emmanuel Angelier, Président de La Financière d’Orion reprend : "Nous co-conseillons également plus d’un milliard d'euros, répartis entre 250 conseillers financiers qui nous font confiance sur toute la France. Face à la situation extrême et inédite, nous voulions co-créer, sur notre territoire, un véhicule financier qui en appelle à la raison, au c œur et à l'épiderme. La raison car l'investissement direct dans les PME régionales demeure le vecteur le plus rentable, à l’heure des circuits économiques courts et lisibles. Au cœur, car l'entraide et le soutien forgent le sentiment de cohésion, peut-être même de la résilience. À l’épiderme enfin, car la Bretagne est notre territoire, communauté ouverte et fière, un sensoriel collectif fort et indicible. Notre partenariat avec Arkéa Capital devenait naturel pour ces trois raisons. Le label Relance de l’Etat, que Breizh Ma Bro est le seul fonds à dimension régionale ouvert à des clients non professionnels à avoir d’ores et déjà obtenu, est un gage de reconnaissance et de sécurité pour tous. Maintenant, il faut savoir imposer notre chance. ».

 

>> Télécharger le communiqué de presse << 

 

PRIVATE EQUITY : Comment aider les entreprises françaises après la crise du Covid-19 ?

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Le capital investissement permet d’apporter des financements aux entreprises non cotées sur les marchés boursiers.  Ces apports en fonds propres des investisseurs induisent donc une prise de participation dans le capital des entreprises.

Outre l’aspect financier, les investisseurs assistent les entreprises dans leurs prises de décisions. Ils souhaitent apporter leurs expertises, expériences ou réseaux afin de développer l’entreprise, la pérenniser et ainsi accroitre sa valeur.

À noter, que le Private Equity aspire à réaliser une forte plus-value après une période de 5 à 8 ans avec des taux de rendement relativement élevés. Cependant la vente à court terme et l’arbitrage sont relativement délicats et le risque de perte de capital reste une éventualité à ne pas négliger.
 
La crise actuelle a engendré de nombreuses difficultés pour les entreprises qui se sont donc tournées vers les banques afin couvrir leurs besoins en trésorerie. Dans une optique de soutenir les entreprises à la suite de cette crise sanitaire, les acteurs du capital investissement collaborent avec Bercy afin de proposer un mécanisme qui profiterait ainsi aux entreprises durement touchées. Ils visent à lever environ 6 milliards d’euros et ainsi renforcer les fonds propres de près de 2500 PME et ETI familiales. Le mécanisme sera présenté sous la forme de quasi-fonds propres ce qui permettra ainsi de ne pas diluer les actuels actionnaires. Les acteurs souhaitent mettre en place cette opération pour octobre 2020.

Outre une forte volonté de relance de la part des dirigeants de ces entreprises, une analyse poussée sera réalisée comme pour un investissement classique avec un regarde avisé sur des critères ESG*. Aucun critère géographique ou sectoriel ne devrait être appliqué.
 
Les prises de participation pourront venir renforcer des entreprises déjà suivies mais également des entreprises qui n’ont jamais eu recours à cette forme de financement.
 
Cette levée de fonds de 6 milliards d’euros qui reste pour l’heure au stade d’estimation, sera abondée par plusieurs acteurs. D’une part par des investisseurs institutionnels (certains assureurs), par des investisseurs publics et enfin par des sociétés de capital-investissement. Les entreprises peuvent également compter sur le soutien et l’expérience des professionnels du secteur qui ont affronté la crise de 2008.
 
Notre cabinet propose des solutions d'investissements non cotées qui répondent à ces problématiques. Votre conseiller est à votre disposition pour vous renseigner sur ces produits. 
 
* Critères ESG : ces critères concernent les domaines suivants, Environnement – Social – Gouvernance. Une majorité d’entreprises de capital investissement attachent de l’importance à investir dans des entreprises pérennes. Ces facteurs extra financiers rentrent ainsi dans le processus d’analyse réalisé par les sociétés de capital investissement.

LES PRODUITS STRUCTURÉS : une alternative en période de volatilité élevée

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Dans un contexte de volatilité accrue, les actions et obligations évoluent dans un environnement chahuté, associé à un rendement en constante baisse pour le fonds en euros, produit à capital garanti. Il est de plus en plus difficile pour un investisseur de se positionner sur des classes d’actifs et de prendre des décisions sur des placements. Les produits structurés se présentent comme étant une alternative intéressante aux unités de compte traditionnelles et au fonds en euros. 

Souvent associés à des placements complexes et risqués, ces produits peuvent cependant proposer une protection du capital et offrir des rendements intéressants. Toutefois, il est indispensable de comprendre le fonctionnement de ces supports qui combinent à la fois des placements financiers dits « traditionnels » à des produits dérivés. 

Le produit structuré, est adossé à un sous-jacent. Celui-ci peut-être de plusieurs sortes : indice boursier, action, panier d’actions, obligation… il offre alors à l’investisseur un large panel de solutions et, un excellent moyen de diversification. L’avantage essentiel de ce produit est d’être un support clair et lisible en termes de risque et de performance. En effet, une transparence est imposée par les autorités de marchés. Elle permet de connaitre à l’avance la prise de risque maximum, les gains et pertes potentiels. 

Ce support de long terme, généralement pour un horizon d’investissement de 8 à 10 ans, peut, si les conditions sont réunies grâce à sa souplesse être remboursé par anticipation avec le rendement prévu à l’avance. Enfin, la majorité des produits structurés offrent une garantie en capital en cas de baisse des marchés et du sous-jacent, à condition de garder les sommes investies sur le produit. Néanmoins le risque de perte sur le capital investi reste bien réel.   

Notre cabinet propose de nombreuses solutions pour des investissements sur des produits structurés, notamment le produit EUROPE OPPORTUNITÉ JUILLET 2020. Ce moteur de diversification et de performance a pour objectif d’offrir au souscripteur un gain de 12% par année écoulée, tout en bénéficiant de la possibilité d’un remboursement automatique du produit possible chaque trimestre à partir de la fin de la 1ère année, en cas de performance positive ou nulle depuis le lancement. Ce produit dédié présente un niveau de sécurité optimisé avec une protection du capital jusqu’à une baisse de 40% de l’indice de référence.

Votre conseiller est à votre disposition pour vous renseigner sur ces produits.


Ce produit présente un risque de perte en capital, un risque de marché, un risque de liquidité et un risque lié à l’éventuelle défaillance de l’émetteur et du Garant.

 

Coronavirus : quels impacts pour les SCPI ?

SCPI

La « pierre papier » est en pleine expansion ces dernières années. En effet, l’investissement dans les SCPI a atteint près de 2.4 milliards d’euros en France pour le premier trimestre 2020, soit + 14 % par rapport à l’année dernière. Ces données montrent l’attrait des investisseurs pour ce placement qui offre une rentabilité élevée, en moyenne 4.40 % en 2019.

Le modèle des SCPI, est considéré comme solide et durable grâce à une résilience face aux fluctuations macro-économiques et des rendements plutôt stables. Toutefois, les dernières semaines ont été particulièrement éprouvantes pour l’économie, n’épargnant pas le marché immobilier. Suite aux mesures gouvernementales prises pour limiter la crise sanitaire du Covid-19, des milliers de commerces ont été obligé de fermer leurs portes, dégradant la situation financière des SCPI.
Les locataires, impactés par la crise ont pu demander à leur bailleur un report voire une annulation de leur loyer. Ces mesures vont affecter les porteurs de parts de SCPI qui touchent des revenus en fonction des loyers versés par les locataires de la SCPI. Les loyers non perçus durant la crise ne seront donc pas répercutés sous forme de dividendes pour les épargnants.
 
Comment les SCPI vont-elles adapter leur politique de distribution de revenus ?
 
Le Report à Nouveau (RAN) : toutes les SCPI ont constitué une provision, dans le but de faire face à d’éventuels aléas, pouvant affecter ces dernières. Une partie des loyers perçus pendant la durée de vie de la SCPI ont été placé en report à nouveau. Les SCPI sont libres d’utiliser cette réserve à tout moment, elles pourront alors y avoir recours pour limiter l’impact du coronavirus sur la distribution de revenus.

Les SCPI ne seront pas toutes impactées de la même manière et, s’adaptent en conséquence. Certaines SCPI ont également fait le choix de renoncer à leurs honoraires de gestion pour limiter l’impact sur la distribution des revenus. S’ajoute à cela une approche prudentielle pour les SCPI investies dans les secteurs les plus impactés à savoir l’hôtellerie et la restauration avec une baisse immédiate de la distribution de revenus pour lisser l’impact.

L’anticipation des taux de rendement diffère selon la nature des SCPI. En effet, les SCPI spécialisées dans l’hôtellerie sont les plus affectées par la crise et anticipent une baisse moyenne de 40 % contre 17 % pour les SCPI de commerces. Les SCPI de bureaux, prédisent une baisse plus modérée avec une baisse de rendement de 9%. La majorité des entreprises ont continué d’exercer leur activité tout en s’adaptant avec la mise en place du télétravail. Cette flexibilité permet aux entreprises de continuer à fonctionner et donc de verser les loyers aux SCPI.

Plusieurs sociétés de gestion ont analysé l’impact de la crise sanitaire sur les perspectives de rendement pour l’année 2020. Le taux prévisionnel des SCPI à capital variable oscille entre 3.39% et 6.5% de rendement pour le meilleur des scénarios. On peut s’attendre à un rendement prévisionnel moyen de 4% pour 2020. La très bonne gestion des risques opérée par les sociétés de gestion et leur flexibilité vont permettre de limiter l’impact de la crise sanitaire sur leur distribution de revenus.
 
Attention, ces informations se basent sur des hypothèses avec les données disponibles actuellement, il est possible de subir d’autres fluctuations importantes si la situation s’aggrave.